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Benoît Verjat

Benoît Verjat est graphiste et designer interactif. Diplômé de l’École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, il allie aujourd’hui, dans le champ des nouveaux médias, une réelle expertise professionnelle et un engagement prospectif relevant de la recherche.

Depuis plus de 5 ans, il conçoit et réalise de nombreux projets multimédias dans le champ culturel (la Gaîté lyrique, le cneai=, le cnap, le centre d’art de la Villa Arson, Joris Mathieu) à titre personnel ou pour le compte de divers ateliers (Atelier Pierre di Sciullo, studio géneral toffe).
Fort de l’ouverture que lui a permis cet investissement professionnel, mais désireux d’interroger plus en profondeur les moyens, les méthodes et les formes, Benoît Verjat s’est également engagé depuis quelques années dans des recherches qu’il met à l’épreuve dans plusieurs cadres. À ce titre, il intègre le programme DiiP d’EnsadLab (laboratoire de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs) pour se confronter à des dispositifs interactifs avancés et en particulier à la captation gestuelle dans son rapport à l’image et à la représentation de données.

Souhaitant partager cette approche aussi bien pratique que réflexive il intervient auprès de l’École nationale supérieure d’art de Nancy afin de soumettre de nouvelles logiques de production graphique et d’initier des projets mettant en pratique les nouveaux états visuels qu’elle génère. Dans cette même dynamique, il a intégré l’équipe fondatrice de l’école pointvue qui, avec des formes légères, initie à la production et l’édition audiovisuelle en réseau. Conjointement au développement et partage de ses recherches, Benoît Verjat a rejoint en 2011 le collectif de designers interactifs g-u-i qui conjugue travail de commande et recherche.

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Depuis 2004, Benoît Verjat invente des procédés et des applications généralement mises en lignes sous forme de prototypes qui rendent praticables et détournable ses processus graphiques.

Regroupés sous le label « dcfvg » depuis 2010, ces objets multimodaux formulent des hypothèses ou déconstruisent des images en reconfigurant leur matière pour mieux en étudier les transformations. L’image n’est plus générée, mais sculptée en temps réel par le processus et l’enchainement d’outils conçus ou détournés.

En posant l’image non pas comme un résultat à obtenir, mais comme la conséquence d’un développement à éprouver, il s’approprie les logiques du réseau et des flux, qui ne proposent pas des résultats définitifs, mais un choix parmi la masse de possibles, maintenant ainsi l’édition et la subjectivité au centre de la redéfinition du processus.

Il propose en 2012 à la conciergerie (La Motte-Servolex), une extension de la plateforme dcfvg sous forme d’une exposition manipulable qui rejoue en temps réel les processus de création des images exposés sur place.

http://barbouillable.dcfvg.com