Hernan Zambrano

Artiste diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Cali (Colombie), Hernan Zambrano obtient en 2011, son DNSEP (Master 2) à l’École National Supérieure d’Arts de Bourges. Pendant ces deux années, il est influencéparletravaildesartistescinétiquesdesannées1960,ainsi que par le croisement entre l’art et les sciences et crée ses premières installations interactives. A travers ce moyen, il explore des phénomènes physiques et optiques et donne au spectateur la possibilité d’interagir avec l’ensemble de ses pièces. Entre 2011 et 2013, il poursuit sa formation à Bourges dans le Centre d’Étude au Partenariat et l’Intervention Artistique (CÉPIA), ainsi qu’au Conservatoire en Musique Electroacoustique et Art Sonore.
En 2012, il dirige une intervention artistique avec et pour de jeunes autistes au Foyer d’Accueil Médical Le Châtaignier. Cette expérience a marqué pour lui un point de départ pour explorer des nouvelles méthodes par lesquelles nous pourrions transformer la façon dont nous percevons le monde tout en essayant d’améliorer notre compréhension de ce qui est « réel » et de ce qui se cache derrière nos sens. A partir de 2013, il intègre l’ENSAD au sein du programme de recherche SAIL (science et arts des interactions lumière-matière-couleur) de l’EnsadLab. Pendant ces deux dernières années de recherche, il explore les propriétés de la lumière, la perception sensorielle et les aspects psychométriques de la couleur. Il expérimente avec des matériaux tels que le verre, les pigments, les filtres, les gélatines, les sources de lumière et différentes sortes de matériaux réfléchissants. Il travaille aussi en collaboration avec des artistes, des designers, des scientifiques et des artisans d’art pour des projets de création collective mais aussi dans son projet de recherche intitulé « Sculpter la Lumière ».
En septembre 2015, il intègre le groupe de recherche Réflective Interaction de l’EnsadLab, axe Lumière Interactive. Il travaille également en collaboration avec l’artiste sonore Daiana Romero, depuis 2014. Leur projet s’appuie sur la composition de sons captés lors de rencontres avec des populations indigènes au cœur de la forêt amazonienne, qu’ils retranscrivent ensuite dans des espaces sonores et visuels à l’aide de dispositifs immersifs en son et en lumière.

Recherche
Dans la diversité des usages contemporains de la lumière, les techniques d’éclairage des espaces, tels que l’habitat, l’espace urbain, et les scènes de spectacle, donnent libre accès à des outils de plus en plus performants mais aussi de plus en plus complexes. De plus, les technologies d’interaction en temps réel permettent aux chercheurs d’innover en matière de création de dispositifs et de repenser la façon de travailler, non seulement sur les qualités de cette lumière, mais aussi sur la possibilité de transformer l’espace et d’interagir avec le corps qui l’habite.
Ma recherche prend appui sur l’organologie, qui peut être celle de la lumière. Elle a pour objet la création d’espaces immersifs en définissant ses derniers comme des environnements capables de transformer notre perception ainsi que notre ressenti. Dans cette démarche expérimentale, des dispositifs électroniques sont conçus pour piloter les sources de lumière ainsi que pour réagir aux sons et aux déplacements du spectateur, créant une interaction sensorielle. Grâce à des protocoles mis en place à travers les dispositifs, le public intervient comme un élément déclencheur. Il est plus qu’incité à le déclencher, il est invité à participé à un jeu dans lequel, il devient acteur de l’œuvre. Cette relation dispositif-spectateur provoque alors une deuxième interaction, cette fois-ci cognitive.