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Dominique Peysson

Dominique Peysson vit et travaille à Paris. Elle est plasticienne, après avoir été scientifique. Elle a débuté sa carrière professionnelle comme maître de conférences en physique pendant trois ans, après avoir fait un post-doc à l’université de Cambridge (Angleterre) et une thèse à l’ESPCI. Elle a travaillé sur les propriétés de matériaux polymères possédant un caractère cristal liquide. Elle est ensuite devenue illustratrice autodidacte et a publié de nombreuses illustrations dans des journaux ou des livres, et créé ou illustré une douzaine de livres pour enfants. Elle a ensuite renoué avec la formation universitaire et a suivi le cursus L3, M1, M2 à Paris 8 (Saint Denis) en art contemporain et nouveaux média (mention TB). Elle a actuellement une pratique de plasticienne et vient d’intégrer le programme DRii d’EnsadLab à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, au sein duquel elle a pour objectif de faire le lien entre les laboratoires de physique et la recherche en art contemporain. Elle a commencé en octobre 2011 une thèse de doctorat à Paris 1 Sorbonne dirigée par Olga Kisseleva : « Expérience esthétique, expérience physique : les nouveaux matériaux à l’épreuve de l’interactivité ». Elle enseigne depuis 2012 à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) avec l’équipe enseignante du cours « Arts, sciences, Technologies, Société : Pratiques de Médiation Scientifique ». Elle a organisé des évènements Art/Sciences. Elle donne des cours d’arts plastiques à des enfants et des adultes dans les centres culturels de Rueil-Malmaison depuis 2005.

Cours, interventions, publications (Art et science, hors publications scientifiques)

Cours « Arts, sciences, Technologies, Société : Pratiques de Médiation Scientifique » à l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC). Mars/Juin 2012.
Interventions au Mac/Val : visite art-science à deux voix de la collection du musée Octobre 2011.
Cours Art & Science à l’Espace des Sciences de l’ESPCI (dirigé par Richard-Emmanuel Eastes). Mai 2011
« YI SANG I GNAS IY et le retournement temporel », Performance sur l’inspiration scientifique du poète coréen Yi Sang, festival « Yi Sang à Paris », à la Générale. Juin 2010.
« Les gestes de la mémoire », journée d’étude Mobile Immobile, équipe de recherche Esthétique des nouveaux médias, Université Paris 8. Mai 2009
« L’inventivité décrite comme la percolation parataxique d’îlots de pensée structurée au sein de l’informel ». Journées scientifiques de l’Université de Rennes2. Mai 2009.
« Inventer son chemin, petite fresque heuristique », in Eurêka, le moment de l’invention, Ivan Toulouse et Daniel Danétis, Arts 8, L’Harmattan. Paris, 2008, p289

Expositions et interventions (Art, hors interventions scientifiques) 

Quatre installations pour les vitrines de l’Espace Pierre Gilles de Gennes, ESPCI, Paris. Avril 2011,
Intervention au Palais de Tokyo sur « L’art et les ondes mentales » aux « Jeudi de Gakona Brainwaves ». Mars 2009,
Re-enactment de l’œuvre d’Alvin Lucier Music for a solo performer à l’église St Merri. Mai 2009,
Quatre vidéos présentées sur grand écran à la mairie du IVème dans le cadre des nuits blanches. Oct. 2008.
Théâtre multimédia sur un texte de Jacques Rebotier avec Lara Fenaille, présenté au TGP, Saint Denis. Avril 2008.
Performance collective pour le festival Pocket Film (quatre vidéos et une performance). Mai 2008.

Upperloc ! exposition parmi 7 jeunes artistes pour la manifestation Lil’art. Mai 2007. 

Corrélation Mobile , performance filmée, 2008.

Recherche Actuelle

Comment envisager l ’expérience esthétique du spectateur lorsque le matériau de l’œuvre devient sensible à son environnement ? Le caractère sensible est à prendre aussi bien au sens physique du terme, c’est à dire qui réagit physiquement et chimiquement aux paramètres extérieurs, qu’au sens philosophique qui comprend l’ensemble des impressions et représentations susceptibles d’être ressenties. Les propriétés des matériaux et des systèmes complexes que nous pouvons observer dépendent cependant souvent de leur structure intime, à une échelle tellement petite qu’elle nous échappe. C’est la compréhension et la maîtrise des processus qui interviennent à ces échelles (transitions de phase, arrangement moléculaire, diffusion...) qui permettent pourtant d’inventer et d’élaborer des matériaux présentant les propriétés et la réactivité attendues.. La mise en place d’un dispositif interactif permettant au spectateur d’expérimenter les propriétés du matériau semble être une voie privilégiée pour le sensibiliser à sa structure intime. C’est dès lors une relation partagée et active qui va nous permettre de dépasser la non-représentabilité à laquelle nous confronte la différence d’échelles ; L’expérience sensible pourrait même conduire à un sentiment esthétique qui réagirait en phase avec la réponse complexe du matériau.